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Financement de la formation universitaire - Le Conseil du patronat du Québec dévoile les résultats d'un sondage effectué auprès des étudiants universitaires

Montréal, le lundi 6 décembre 2010 - Afin d'apporter une contribution originale aux discussions présentement en cours sur le financement de la formation universitaire, le Conseil du patronat du Québec a confié à la firme Léger Marketing le mandat de mener une étude sur les enjeux financiers touchant les étudiants universitaires du Québec. L'objectif poursuivi consistait essentiellement à placer le montant que ces étudiants consacrent au paiement de leurs frais de scolarité dans le contexte global des dépenses qu'ils effectuent.

Pour ce faire, un sondage web a été réalisé du 23 au 29 novembre 2010 auprès d'un échantillon représentatif de 500 étudiants universitaires à temps plein, âgés de 18 à 29 ans (dont 93 % âgés de 18 à 24 ans) et pouvant s'exprimer en français ou en anglais. L'étude permet d'identifier la proportion d'étudiants universitaires ayant effectué des dépenses dans diverses catégories de dépenses spécifiques, ainsi que le montant moyen dépensé dans ces catégories.

Frais de scolarité

La facture scolaire représente bien sûr une part importante des dépenses des étudiants universitaires : en moyenne, il en coûte 1 475 $ par session pour les frais de scolarité et 331 $ par session pour le matériel scolaire de base. Pour 68 % des étudiants, du matériel scolaire recommandé ou utile au programme doit aussi être acheté (moyenne de 332 $ par session). Une proportion de 48 % des étudiants bénéficie de prêts et bourses.

Frais d'hébergement


En ce qui a trait à l'hébergement, 39 % des étudiants interrogés habitent toujours chez leurs parents, 8 % sont en résidence et 41 % habitent en appartement avec des colocataires. Par ailleurs, 8 % choisissent de vivre seuls en appartement et 3 % sont propriétaires d'une maison ou d'un condo. On constate que les étudiants qui choisissent de vivre seuls en appartement déboursent jusqu'à 100 $ de plus par mois (603 $ en moyenne) que ceux qui vivent en colocation (503 $ en moyenne) ou en résidence (532 $ en moyenne).

Frais de transport

Bien que la majorité (70 %) des étudiants déclare utiliser le transport en commun pour leurs déplacements, 53 % des étudiants possèdent également une voiture personnelle, qui leur coûte en moyenne 226 $ par mois, ou 2 712 $ par année. À noter que cette proportion s'élève à 56 % pour les étudiants qui bénéficient de prêt et bourses et que ces derniers consacrent un montant moyen de 235 $ par mois, ou 2 820 $ par année, aux dépenses reliées à leur voiture personnelle (incluant le paiement de la voiture, l'essence, les assurances, l'entretien et les réparations).

Frais de télécommunications

Les télécommunications entraînent également des dépenses non négligeables : 70 % des étudiants dépensent 36 $ par mois en moyenne pour un service d'accès Internet et 41 % des étudiants dépensent 38 $ par mois en moyenne pour la télévision par câble ou satellite. On remarque également que la téléphonie cellulaire semble remplacer la téléphonie résidentielle chez les étudiants puisque, si seulement 44 % d'entre eux payent pour un téléphone à la maison, 79 % déboursent pour un cellulaire. Les coûts de téléphonie cellulaire dépassent les coûts de téléphonie résidentielle (43 $ contre 25 $ par mois en moyenne).

Autres dépenses discrétionnaires

Finalement, on remarque que la quasi-totalité des étudiants fréquente les restaurants sur une base hebdomadaire (pour un total de 39 $ en moyenne par semaine) et qu'ils dépensent en moyenne 94 $ par mois pour leurs loisirs.

Notons enfin qu'un étudiant sur cinq a dépensé pour un ou des voyage(s) d'agrément, coûtant en moyenne plus de 1 600 $ par année. Cette proportion s'élève à 24 % pour les étudiants qui bénéficient de prêt et bourses et consacrent en moyenne 1 200 $ annuellement à ce poste budgétaire.

Perceptions par rapport à diverses propositions de financement

Ce sondage auprès des étudiants universitaires a également été l'occasion de mesurer leurs perceptions par rapport à différentes propositions en matière de financement de l'éducation universitaire.

Les résultats du sondage révèlent que près de la moitié des étudiants sont d'accord pour que l'étudiant qui utilise des sessions supplémentaires à ce qui était prévu au programme ait droit à une session additionnelle aux mêmes conditions financières, mais qu'il doive ensuite payer le montant réel pour chacune des sessions supplémentaires suivies (41 % en accord), et pour que les frais de scolarité universitaire soient davantage modulés selon le coût réel de la formation dans les diverses disciplines (46 % en accord). Les mêmes questions posées à un échantillon représentatif de 350 dirigeants d'entreprise dans le cadre d'un autre sondage effectué par Léger Marketing en novembre 2010 ont donné lieu à des résultats respectifs de 79 % et 77 % en accord.

De plus, la grande majorité (82 %) des étudiants sont d'accord (88 % des dirigeants d'entreprise) pour dire qu'advenant une hausse substantielle des frais de scolarité, une aide financière accrue devrait être rendue disponible aux étudiants dans le besoin et qu'une portion de cette aide devrait être remboursée ensuite par les étudiants en fonction de leur revenu d'emploi.

Les résultats complets de cette étude sont disponibles sur le site Web du Conseil du patronat du Québec.

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Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec, le Conseil du patronat du Québec réunit également la vaste majorité des associations patronales sectorielles, en faisant ainsi la seule confédération patronale du Québec.

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Renseignements et entrevues:                       
Louis-Paul Lazure           
Vice-président - Communications                   
Cell. : 514 235 4666
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